CINÉMA

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Réponse de Alberto sur le sujet CINÉMA

La chanson a rappelé ce vieux film, donc j’ai décidé de mettre le lien ici …
il y a des étés qui … nous "changent" ;)

Merci pour ce message de la part de : veve29, altratus, commandertilly
Dernière édition: 16 Aoû 2023 15:37 par Alberto.
16 Aoû 2023 15:34 #51

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Réponse de commandertilly sur le sujet CINÉMA

"Peut-être pourrais-tu nous recommander quelques gros morceaux produits par le cinéma scandinave, Commander ? J'ai une mémoire à trous donc je ne parviens pas à repêcher de titres."

Oulalala ! 😊 Rien n'est plus difficile que l'exercice " de recommandations" en matiére de cinéma ...les gouts , la sensibilité et ce que l'on attends d'un film, font que tout cela est bien subjectif
Il n'en demeure pas moins que certains ont marqués l'histoire : Ingmar Bergman bien sur, Sjötröm pour remonter encore plus loin.... 2 génies du cinéma, mais avec leur références de LEUR époques... traverser le temps n'est pas chose aisée, et n'est pas Chaplin qui veut

Pour ce qui est de l'époque moderne, trône tout en haut la déja mythique trilogie " Pusher", devenue culte au fil des années..Mais a ne vraiment pas mettre dans toutes les mains : un voyage au bout de l'enfer, tout en passant par des "somptueux autant que dérisoires" paradis, étude d'un monde souterrain, ou rien ne compte que le présent..Glauque autant que sublime...

Autre trilogie, celle de "EasyMoney", l'ascension et la chute de plusieurs provinciaux aisés de Stockholm, jeunesse dorée qui en veut toujours plus...Le Parrain a coté c'est Blanche Neige 😊..La aussi faut s'accrocher aux wagons, mais le cinéma Scandinave, de tout temps, n'as que rarement fait dans la dentelle..

Autre cinéaste pour le moins brillant : le très connu Kaurismaki, Finlandais auteur de " J'ai engagé un tueur", " Juha", "L'Homme sans passé" et surtout " Le Havre" qui est pour moi un chef d'oeuvre, multi récompensé, a Cannes même je crois...
On y ajoutera les célébrissimes " Festen", de Tomas Vinterberg, " Melancholia" de Lars VonTrier, et le magnifique " Millénium" de David Fincher...

Enfin, le plus révélateur et symptomatique de l'humour macabre propre au cinéma Scandinave, le bien nommé " Refroidis", incroyable succés public, présenté comme un drame partout, comme une " comédie dramatique" en Scandinavie- ce qui dénote bien de "la façon de voir les choses" selon les pays
"Refroidis" part d'un scénar écrit sur une boite d'allumettes : un homme ordinaire, perdu dans l'immesité polaire Norvégienne, apprends la mort de son fils, assassiné, et entreprends de le venger.... mais plus il se venge et plus on lui donne le nom des vrais "responsables", ce qui le fait grimper dans la hierarchie du crime, jusqu'a qu'il ne comprennes plus rien, d'ailleurs il n'y comprends pas grand chose a ce monde, et comme il n'est pas de ce milieu- les gangsters qu'il élimine croient eux meme être victimes d'une guerre des gangs.... un joyeux carnage teinté de personnages haut en couleurs.... La violence ressemble finalement a celle des tontons flingueurs, et malgré l'amoncellement de cadavres, le sourire pointe à chaque scéne devant le loufoque de la situation..

Merci pour ce message de la part de : Linamix, veve29, iroisebleue, altratus
16 Aoû 2023 17:54 #52

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Réponse de Linamix sur le sujet CINÉMA

Un peu de cinéma belge en ce jour d'étape Tour Européen du Trotteur Français à Mons...

Merci pour ce message de la part de : veve29, altratus
Dernière édition: 16 Aoû 2023 21:06 par Linamix.
16 Aoû 2023 21:05 #53

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Réponse de altratus sur le sujet CINÉMA

Louis De Funès , une légende du cinéma français , irremplaçable , avec ses expressions , sa gestuelle , ses mimiques , il a fait une grande partie de sa carrière avec son personnage de tyran énervé

Ci dessous la b.a avec la fameuse danse de Rabbi Jacob , ce film sorti en 1973 fut un énorme succès , les diffusions à la télé ont continué à faire des cartons d’audience



France inter :

Rabbi Jacob" avec Louis de Funès : l'histoire méconnue derrière ce film hors normes

Lorsqu'il se lance dans ce projet, Gérard Oury a une ambition : mettre la France de l'après Mai-68 face à ses contradictions en évoquant devant la caméra le racisme, l'intolérance qui subsiste et la recherche de la fraternité qu'il reste à conquérir, le tout grâce au rire.

Le film est sorti en octobre 1973, pendant la guerre du Kippour, comme un télescopage. Rabbi Jacob est un objet cinématographique hors normes. Une aventure remplie de doutes sur l'écriture, parsemée d'aléas durant le tournage et qui a bien failli ne jamais sortir en salles.

Un scénario écrit dans la douleur
Dans son livre, Gérard Oury, mon père, l'as des as, Danièle Thompson explique que le scénario de Rabbi Jacob a sans doute été le plus compliqué à écrire de sa carrière : "Tous les scénaristes se reconnaîtront dans les affres qu'on traverse quand on invente une histoire qui part de rien puisque ce n'est pas l'adaptation d'un livre.

C'est là où on est confronté à des pannes, à des moments de découragement, des moments d'enthousiasme qui sont parfois justifiés, parfois non. C'est le grand boulevard bien accidenté des scénaristes.

Le tandem de Funès / Oury
C'est le quatrième film que les deux hommes s'apprêtent à tourner ensemble après Le Corniaud (1965), La Grande Vadrouille (1966) et La Folie des grandeurs (1971). Danièle Thompson souligne qu'il y a ici une différence fondamentale par rapport au trois précédents : "Louis de Funès a eu beaucoup de cran de partir main dans la main avec mon père. lci le couple, c'était eux. Il n'y avait plus Bourvil ni Montand. Il n'y avait plus de principe du tandem qui avait été quand même celui des grands succès de mon père. Tout reposait sur les épaules de Louis. C'est un moment certainement où il a été heureux de prendre des risques. Toute cette aventure était risquée, dans tous les sens du terme."

L'acteur a pourtant accepté dès la première lecture du scénario, témoignant ainsi de sa confiance en son réalisateur.

Louis de Funès, un acteur investi...
Comme de nombreux acteurs comiques, Louis de Funès était dans la vie très différent de son personnage survitaminé : "C'était vraiment le contraire de ça" se souvient Danièle Thompson. "C'était quelqu'un d'extrêmement studieux, qui avait beaucoup de trac. Un homme posé et réservé, attentif, travailleur, bosseur. Vraiment un autre personnage. Je trouve formidable de l'avoir côtoyé et d'avoir constaté cet extraordinaire dédoublement de la personnalité - qui est d'ailleurs le propre des acteurs. mais avec lui c'était encore plus fort que pour beaucoup."

... et inquiet
Une fois le film terminé, arrive le moment ou l'équipe découvre le film. Une projection privée dont Danièle Thompson a gardé un souvenir vivace : "Après le tournage, les comédiens ne participent pas du tout au montage et à la post-production. Et puis, un beau jour, on les appelle pour leur montrer le film. En général, ils ont le trac de se voir et très souvent, ils n'aiment pas se voir à l'écran. C'est quelque chose de très commun chez les comédiens.

Donc, il y a eu cette fameuse projection où je me trouvais. Nous étions très, très peu nombreux dans cette petite salle. Il y avait donc Louis et sa femme, Jeanne, mon père et moi, Bertrand Javal (le producteur) et Albert Jurgenson (le monteur).

Les choses ne s'arrangent pas après la projection, au contraire : Louis de Funès est paniqué. "Il ne s'était pas trouvé drôle. Il n'avait pas trouvé le film drôle. Parce que s'il ne se trouvait pas drôle, tout le reste suivait. Jeanne n'était pas non plus très joyeuse. On est allé prendre un café. Tout le monde est resté très silencieux. Ça été un moment qui a été extrêmement angoissant et extrêmement pénible."

Quelques jours plus tard a lieu la première au Gaumont Alésia devant une salle composée pour moitié d'un "vrai public", c'est à dire de spectateurs qui avaient acheté leur place et pour l'autre moitié, d'un parterre d'invités : "Et là, la salle a été dans un état d'euphorie, de rires et de transe. C'est ce qui est absolument extraordinaire dans ces phénomènes, c'est pour cela que c'est si difficile de faire des projections privées pour des films comiques. Tout à coup, on voit un autre film.

C'est un succès
Sorti à l'approche des vacances scolaires, le film prend directement la première place du box-office français et y reste près de deux mois avant de laisser la place à Blanche-Neige et les Sept Nains. Il terminera sa carrière à un peu plus de 7 millions de spectateurs. Seul succès de Louis de Funès aux Etats-Unis, le film est nommé au Golden Globe du meilleur film en langue étrangère.
Merci pour ce message de la part de : veve29, Alberto
Dernière édition: 18 Aoû 2023 17:06 par altratus.
18 Aoû 2023 17:02 #54

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Réponse de isa_ sur le sujet CINÉMA

On devait faire la queue pour espérer rentrer au cinéma pour voir Rabbi Jacob lors de sa sortie. Avec mes parents nous avons du revenir 2 fois avant de pouvoir le voir. Ca se jouait à salle comble, époque aec l'ouvreuse qui plaçait et qui revenait à l'entracte avec les glaces.
Encore un film que j'ai vu plusieurs fois et qui me fait toujours rire mais qui serait sûrement impossible à tourner de nos jours
Merci pour ce message de la part de : veve29, iroisebleue, altratus, commandertilly
18 Aoû 2023 17:45 #55

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Réponse de altratus sur le sujet CINÉMA

Les 10 plus gros succès de Louis de Funès , entrées au cinéma :

1. "La Grande vadrouille" (1966) - 17,3 millions
2. "Le Corniaud" (1965) - 11,7 millions
3. "Le Gendarme de Saint Tropez" (1964) - 7,8 millions
4. "Les Aventures de Rabbi Jacob" (1973) - 7,3 millions
5. "Les Grandes vacances" (1967) - 7,0 millions
6. "Le Gendarme se marie" (1968) - 6,8 millions
7. "Le Gendarme et les extra-terrestres" (1979) - 6,3 millions
8. "Oscar" (1967) - 6,1 millions
9. "L'aile ou la cuisse" (1976) - 5,8 millions
10. "La Folie des grandeurs" (1971) - 5,7 millions

Le 8- Oscar , je recommande fortement , c’est une pièce de théâtre à l’origine , De Funès y est survolté et fait un formidable numéro
Merci pour ce message de la part de : veve29, iroisebleue, commandertilly
18 Aoû 2023 18:36 #56

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Réponse de isa_ sur le sujet CINÉMA

Jamais aimé les gendarmes pour ma part
18 Aoû 2023 19:47 #57

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Réponse de commandertilly sur le sujet CINÉMA

Il est au final...Bien délicat au vu de cette liste de le dire, mais disons le quand meme :
Que serait la majorité de ces films sans lui ?

Gerard Oury a eu une énorme chance, ( de meme que Jean Girault pour les gendarmes), en trouvant un acteur d'exception ( ou 2 c'était encore mieux avec Bourvil), sans quoi ce serait pour la plupart d'insondable navets...
D'ailleurs, Oscar, Hibernatus et Jo, réputés les plus délirants voir géniaux...Ne sont pas d'Oury
C'est rempli de bons sentiments, gnangnan et moralisateur a l'extreme ( la grde vadrouille)
Seulement, DeFunés, tu lui donnais 2 lignes a dire toutes pourries, il t'en faisait 24 qui restaient dans la légende...( la scéne a l'opéra quand il fustige ses musiciens est entierement de lui)
C'est a sa mort d'ailleurs qu'on s'est rendus compte de l'immense vide qu'il laissait...
De la veine d'un Buster Keaton- chaplin- Laurel et Hardy, ce type a eu une carrière- c'est dingue de le dire- ou seulement 50/100 de son talent a été mis en lumière.
Que serait " le corniaud" sans cet extraordinaire duo qui illumine l'histoire a la base on ne peut plus " casse gueule" d'un scénar equivalent au " facteur de st tropez" avec Prèboist..
De " ça" ils t'en font un chef d'oeuvre en rajoutant eux meme des dialogues, voir des scénes...
On appelle ca des génies, et voila sans doute pourquoi ils ont traversés le temps, en captivant encore les générations suivantes, encore et encore..
Reste que "les Oury sans ces deux la" ... ca casse pas trois pattes a un canard..Et meme pas une d'ailleurs
Reste Oscar, Jo, Hibernatus........ ceux la sont des films incroyables, ou l'on est proche meme de Chaplin par moment....Quel génie !
...Reste que je comprends Isa : "aller voir" au cinéma le " nouveau DeFunés", a l'époque cela devait etre merveilleux.... on aurait tellement aimés connaitre ca
Merci pour ce message de la part de : isa_, veve29, iroisebleue, altratus
18 Aoû 2023 20:59 #58

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Réponse de altratus sur le sujet CINÉMA

«il est au final...Bien délicat au vu de cette liste de le dire, mais disons le quand meme :
Que serait la majorité de ces films sans lui ?»


Rien ! C’est certain , rarement un acteur aura porté les films autant que lui , tout repose sur son style , sa personnalité

Qui d’autres ?
John Wayne dans les Westerns ? Belmondo dans ses films de police/action ? même pas autant que L De Funès
Merci pour ce message de la part de : veve29
Dernière édition: 18 Aoû 2023 21:32 par altratus.
18 Aoû 2023 21:26 #59

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Réponse de commandertilly sur le sujet CINÉMA

Je ne sais pas si c'est comparable...

Je ne pense pas : Belmondo a fait des chefs d'oeuvre..."Leon Morin Pretre", "l'ainé des Ferchaux", " Un singe en Hiver", " Classe tous risques", " Le Doulos", etc..Pardon pour ceux que j'oublies..........Mais fallait voir le niveau d'écriture et de mise en scéne derrière : du top niveau....et puis Bébl n'était pas dans la comédie, plutot dans le polar... et quand il " délirait" dans des trucs plus légers ( Un singe en hiver / 100.000$ au soleil)..Audiard était a la baguette, et les partenaires s'appelaient Gabin, Frankeur, Blier et Ventura......
Pour John Wayne c'est un peu pareil : il a eu " affaire " a des genies de la pellicule : John Ford, Howard Hawks, etc.... ( Le fabuleux "Rio Bravo", qui peut égaler ça ?)

DeFunés lui, n'eut jamais cette chance, et " tomba" dans une époque ou il fut très vite catalogué comme "pitre", en bavant 15 ans avant d'etre reconnu..Riche , enfin, a 40 ans, il fit dans la " sécurité", en faisant ..Ce qu'il savait faire de mieux...
Mais SI un metteur en scène dit " sérieux" avait bien voulu, ( a l'instar de Bourvil dans le Cercle rouge, ou Fernandel dans les Pagnol) l'utiliser a bon escient...Je pense que cela aurait été un festival

Il n'en demeure pas moins que CA......... ca restera qd meme dans l'histoire 😊

Merci pour ce message de la part de : veve29, iroisebleue, altratus, Alberto
18 Aoû 2023 21:57 #60

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