Petite précision sur les distances

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Petite précision sur les distances a été créé par Roberto

Chers amis,

je ne sais pas si c'est parce que plusieurs commentateurs de la rubrique galop viennent du trot, mais je note parfois des commentaires un peu curieux par rapport aux distances : "Pourquoi tel cheval ne court pas l'Arc ?", "Pourquoi tel miler ne court pas sur la distance classique ?" etc.
Je pense très humblement qu'une petite mise au point s'impose pour nos amis "trottistes"...

Il est vrai que le trot est devenu ces dernières années un grand fourre-tout où les chevaux métissés (sang français et sang américain mêlés) peuvent courir presque toutes les distances. Le galop est différent ; il ressemble au trot d'avant 1995, quand Mack Lobell était strictement incapable de courir le prix d'Amérique et Ténor de Beaune incapable de gagner un grand mile international. Le galop est ainsi. La majorité des chevaux sont spécialisés sur un type de distance et il leur est difficile d'en changer.

A tel point qu'il existe depuis plusieurs années des logiciels chez les éleveurs pour pré-déterminer, au vu du croisement, la future aptitude du cheval sur telle distance. Ca va trop loin, on est d'accord, mais c'est ainsi. Heureusement pour la beauté du sport, cette "science" reste très imparfaite. Il n'en reste pas moins qu'un galopeur ne passe pas comme ça d'une distance à l'autre...

Les trois principales distances du turf sont 1 600 m , 2 000 m et 2 400 m, qu'on peut regrouper en deux grands blocs :
1 600 - 2 000
2 000 - 2 400.
Un cheval de vitesse pourra parfois alterner entre 1 600 et 2 000 (Giant's Causeway, Frankel, Dubaï Millenium etc.), un cheval plutôt d'endurance entre 2 000 et 2 400 (Montjeu, Sinndar, etc.)
Mais il est très rare, pour ne pas dire quasiment impossible, qu'un cheval gagne de grandes courses tant sur 1 600 que sur 2 400 !

Le seul moment où cela est possible sont les classiques de printemps, quand certains champions passent du mile des Guinées aux 2 400 m du Derby. Certains en sont capables, d'autres non, et c'est justement toute la fonction de sélection de ces grandes courses classiques*.
Ensuite, à partir des courses intergénérationnelles de l'été, c'est fini, chaque cheval se spécialise sur son type de distance. Un cheval de distance classique (2 400 m) reviendra parfois sur la distance intermédiaire (2 000 m) mais jamais sur le mile**. Un miler ira peut-être parfois sur la distance intermédiaire mais pas plus loin.


* Ce n'est plus le cas en France depuis la funeste réforme de France Galop en 2005. Le Jockey-Club, auparavant couru sur 2 400 m et tremplin vers l'Arc, a été amputé. Il est devenu le rendez-vous préféré des milers rallongés qui s'empressent ensuite de revenir sur le mile ou de rester sur la distance intermédiaire, mais surtout pas d'aller sur plus long. C'est toute la distance classique qui a été sabotée par les petits génies de France Galop. Est-ce un hasard si, depuis 15 ans, un seul poulain français de 3 ans a gagné l'Arc ?

** Je ne vois qu'une exception, qui s'est d'ailleurs terminée en fiasco. Helissio était un pur cheval de distance classique, remportant l'Arc à 3 ans, le Grand prix de Saint-Cloud par deux fois etc. A la fin de l'été de ses 4 ans, alors qu'il va tenter le doublé dans l'Arc, son fantasque propriétaire espagnol décide de lui faire courir... le Moulin de Longchamp sur le mile ! Incompréhension totale dans le milieu des courses. De fait, s'il ne s'est pas ridiculisé dans le Moulin (2ème), cet à-côté a complètement flingué sa préparation à l'Arc où il terminera dans les choux, 6ème, à 8 longueurs de Peintre Célèbre.
Merci pour ce message de la part de : isa_, commandertilly
Dernière édition: 29 Aoû 2020 21:31 par Roberto.
29 Aoû 2020 21:25 #1

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Réponse de commandertilly sur le sujet Petite précision sur les distances

Hello Roberto,
Et merci pour toutes vos précisions...n'étant pas , loin s'en faut, une grande connaisseuse du galop, vos explications font partie de celles qui m'apprennent encore et encore sur cette merveilleuse discipline.
Néanmoins, juste une petite précision concernant le trot, et les exemples que vous donnez : vous citez Mack Lobell ( les années 90), mais...il y'en a TOUJOURS eu des chevaux comme ca, aujourd'hui comme hier .(je veut dire avec ces spécificités)

Ainsi, lors de la génération suivante, des méga champions de cette trempe, a savoir V.Tilly ou Gidde paleema ( 36 G1 a eux deux) auraient été bien incapables de gagner un P.A.

Aujourd'hui un sujet tel Drole de Jet, cheval de vitesse type, en serait totalement incapable également...ce n'est "pas son sport"
Rare, très rare sont les chevaux de vitesse pure qui ont pus gagner l'Amérique, encore + aujourd'hui qu'hier...on peut citer Sea cove, ou nike Hanover....mais c'est presque tout...

Quand a gagner l'Amérique ET l'Elitlopp dans sa carrière, ce n'est que l'apanage des plus grands...ni Bold ni Timoko,ni Readly Express, ni General du pommeau n'y sont parvenus...je crois même qu'il faut remonter, coté Français a ...Cocktail Jet pour trouver un tel phénomène....
Tout cela pour dire que , a ce niveau, le trot n'as pas changé...il s'apparente un peu a l'athlétisme : les courses scandinaves sont bourrées de sprinters, bien souvent incapables de dépasser avec succès les 2400m, et les courses Francaises ressembleraient un peu a des courses de fond....
Ceux qui " font les deux" au plus haut niveau seront a jamais des exceptions.
En tous cas, merci de vos précisions sur le galop, une discipline que j'aime, mais que je ne connait que peu, et ou l'on a souvent pas le temps de "supporter" un champion...qu'il est deja au haras...
Merci pour ce message de la part de : isa_, ivct, Roberto
29 Aoû 2020 22:07 #2

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Réponse de Roberto sur le sujet Petite précision sur les distances

Chère Tilly,
merci pour ce message, mais permettez-moi d'être tout de même en léger désaccord avec vous. J'ai commencé ma passion hippique par le trot avant de me convertir, dans les années 90, au galop. Du coup, j'ai une certaine connaissance des deux disciplines...

Jusque dans les années 90, il était presque inconcevable de voir un cheval de sang américain (c'est-à-dire américain, suédois, italien etc.) courir le prix d'Amérique. Je dirais même qu'il était tout simplement très rare de voir un cheval étranger à Vincennes, même sur courte distance, à cause de la fameuse montée.
De même, un cheval français qui tentait sa chance à l'étranger sur le mile, c'était tout un événement, on en parlait des mois à l'avance...

Avouez que tout cela a bien changé. La piste de Vincennes a été dénaturée, les sangs se sont mêlés, et on a depuis une vingtaine d'années des chevaux qui font les deux. Si je me souviens bien, ça a commencé avec Varenne, vainqueur du prix d'Amérique, de l'Elittlop, de la Loterie etc. Chose absolument inimaginable encore dix ans auparavant.

Certes, ce n'est pas à la portée du premier venu, mais il y a quand même plusieurs cas et vous citez d'ailleurs plusieurs chevaux. Par contre, au galop, comme dans le trot d'avant les années 90, ça reste totalement impossible. Un miler ne participera JAMAIS à l'Arc ou à toute autre course sur la distance classique. Il aurait été plus probable de voir le Vatican battre les All Blacks en rugby que de voir Arazi, Frankel ou Goldikova se présenter au départ du grand rendez-vous de Longchamp le premier dimanche d'octobre... :D

NB : C'est pour cela que le programme d'une saison de galop est d'une importance cruciale, sans doute plus qu'au trot. Tout changement de distance d'une grande course a des répercussions immenses, qui a des conséquences sur plusieurs générations.
La calamiteuse réforme de France Galop en 2005, amputant le Jockey-Club de 300 mètres, se fait sentir jusqu'à nos jours et pour encore longtemps. La distance classique, distance reine du turf européen, a été littéralement sabotée en France et plus aucun poulain français de 3 ans ne peut désormais remporter l'Arc.
Même si, par miracle, France Galop revenait enfin sur sa désastreuse décision, il faudrait des générations pour que les poulains français redeviennent performants sur la distance classique...
Merci pour ce message de la part de : isa_
Dernière édition: 30 Aoû 2020 08:53 par Roberto.
30 Aoû 2020 02:50 #3

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Réponse de Le Duc sur le sujet Petite précision sur les distances

le Prix de Diane s'est il toujours couru sur 2100m ?
30 Aoû 2020 08:58 #4

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Réponse de Roberto sur le sujet Petite précision sur les distances

Le Duc écrit: le Prix de Diane s'est il toujours couru sur 2100m ?

Toujours, depuis presque deux siècles maintenant.

C'était d'ailleurs un peu le modèle pour les promoteurs de la réforme de 2005 qui voulaient aligner les mâles sur les femelles. Sauf que tout cela prend un temps considérable, des décennies. Les pouliches, qui ont besoin de plus de progressivité au début de leur année de 3 ans, ont un programme immuable, presque ancré dans leurs gênes. Le programme féminin est également plus cohérent, avec le Vermeille en septembre sur la distance classique.

Côté poulain, c'est le grand n'importe quoi. La réforme de 2005 n'a pas seulement amputé le Jockey-Club, elle a interdit le Grand prix de Saint-Cloud aux 3 ans, a supprimé le Lupin etc. Tout le tremplin vers la distance classique a été saboté.
Le but des petits génies de France Galop était de faire du Grand prix de Paris (14 juillet, 2 400 m) une sorte de derby bis. Sauf que ça n'a jamais pris : ça tombe le même mois que le Derby irlandais et les King George, la piste de Longchamp à cette époque de l'année est dure comme du macadam... Bref, le Grand prix de Paris n'attire que des seconds couteaux.
Du coup, les poulains de 3 ans n'ont presque plus rien à courir sur la distance reine en France ! Ils arrivent à l'Arc la gueule enfarinée et se font rétamer.
Merci pour ce message de la part de : isa_
30 Aoû 2020 09:38 #5

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Réponse de Sea Bird sur le sujet Petite précision sur les distances

Voilà une réflexion très intéressante sur les aptitudes comparées dans les deux disciplines et grosso modo je partage les opinions exprimées (surtout sur la réforme imbécile de 2005).
En ce qui concerne les catégories de distances au galop, j'en ajoute une celle de 2400m et au delà qui fourmille de grands cracks, de très bons chevaux et même de chefs de race (NEARCO, PHARIS...SICAMBRE, RELKO, RELIANCE, SASSAFRAS...MARIENBARDE, WESTERNER, YEATS) ces longues distances exigent une aptitude spécifique. (SEA BIRD qui était incomparable jusqu'à 2400m a souffert pour finir les 2500m du Grand Prix de Saint-Cloud) et révèlent les anomalies des certitudes génétiques ( WESTERNER etait un fils de DANEHILL !)
L'éclectisme des trotteurs se constate surtout à l'attelé, au trot monté celle-ci s'exprime moins. Puisque c'est d'actualité BOSS DU MELEUC* qui est hongre, mais que l'on pressent pourtant pour courir le prochain Cornulier, est un cheval avec une qualité exceptionnelle jusqu'à 2000-2200 m mais perd de celle-ci au fur et à mesure de l'allongement de la distance.
*Avec des qualités autres c'était aussi un peu le cas avec UPPERCUT DE MANCHE.
Merci pour ce message de la part de : isa_, Roberto
30 Aoû 2020 10:03 #6

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Réponse de Le Duc sur le sujet Petite précision sur les distances

je me rappelle de Westerner qui gagna le Cadran sur 4000 et fit 2eme d'Hurricane Run, 1 an + tard, dans l'ARC 2005
et regagna sur 4000 à York
30 Aoû 2020 10:30 #7

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Réponse de commandertilly sur le sujet Petite précision sur les distances

Hello Roberto
J'aie bien compris votre point de vue concernant le galop, et j'apprends ce que je ne savait pas, a savoir qu'il est littéralement impossible pour un miler de venir s'aligner sur des distances telles que sur l'Arc avec une chance quelconque d'y bien figurer....perso je m'en doutais un peu, évidemment, mais pas a ce point tel que vous le décrivez...
D'ailleurs, vous parlez du Jockey club, et de son " raccourcissement".....quelle en est la raison au fait? officielle et officieuse?
Pour ce qui est du trot, je suis tout a fait d'accord, c'est "moins impossible"
Néanmoins, cela demeure rarissime
depuis Varenne, aucun trotteur n'as pu gagner dans sa carrière ce que l'on peut considérer comme " la" course de vitesse en Europe (Elitlopp)et "la" course de fond la plus prisée du vieux continent, fin janvier....et Varenne, ça commence a pas être tout jeune...
je pense que c'est juste de plus en plus difficile, que les chevaux se "spécialisent" de + en + dans une distance ou ils sont "maximisés" a l'extrème, et que l'on est loin des années 50-70, ou des sujets tels Gélinotte, Ozo, Permit, Jamin et jusqu'a Ideal du Gazeau, parvenaient a remporter "un peu tout" et sur toutes distances...
C'était, déja, des sujets d'exceptions, et ne parlons pas de sujets Américains......Gimpanzee aujourd'hui serait "terriblement dur" a prendre sur le mile des anneaux d'outre Atlantique, et serait une "non chance" absolue sur des "marathons" de Vincennes. Moni Maker est l'archétype du cheval yankee qui allait partout, mais qui reste un cas rarissime.

Milligan school vient de ggner le Sunsdvall, mais passé les 2100M il "s'écroule"...A l'instar de Dijon, vainqueur de l'Elitlopp, ce genre de bolides ont bien tentés, + pour le fun qu'autre chose, l'aventure sur l'Amérique, ou les marathons hivernaux....ce fut presque "grotesque"...
Moni Viking au contraire, commence a etre redoutable passé les 2500M

Meme si votre analyse sur le galop démontre que c'est "beaucoup +" impossible dans cette discipline, cela reste assez exceptionnel au trot-mais réalisable qd meme, pour des sujets d'exception...

Je pense aussi, que c'est "+ possible" au trot, car les carrières sont plus longues, qu'un trotteur a le temps d'évoluer, que son entourage a la possibilité de "mieux le connaitre" et que l'on a eu, quelquefois, des chevaux "né pour la vitesse", qui arrivés a un certain age, venaient prendre des podiums sur les G1 hivernaux de Vincennes...

Enfin, pour l'exemple donné par Sea Bird, a savoir Boss du Meleuc, il est criant : il a quasiment toujours été battu par les meilleurs sur longue distance, alors qu'il est + que redoutable sur 2100....pour gagner le Cornulier, il lui faudrait passer de " routier sprinter" a "grimpeur" en quelque sorte....un peu comme si Peter Sagan venait a gagner le tour de France...j'exagère, mais c'est presque ça : contre un bilibili a son top, ses chances seraient + que minces, tandis que sur 2100 il le ferait souffrir...
Cela dit, c'est tout a fait vrai qu'il aurait qd meme + de chances que....Frankel sur 2400...

Pour conclure, on va dire que c'est "très très dur" au trot et...quasi impossible au galop...

Merci en tous cas pour vos précisions...pour ma part, j'aimerai beaucoup que vous me donniez votre opinion, sur un galopeur de légende, que j'aie eue la chance de voir courir, a savoir Tiznow.....étant profane, et bien jeune qui plus est a l'époque, mon impression fut tout de même "énormissime" quand j'aie "vue passer" cet extraordinaire "rouleau compresseur" et j'avoue que je ne sais comment le situer a coté des autres champions de sa génération...
Merci pour ce message de la part de : Roberto
30 Aoû 2020 11:56 #8

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Réponse de moncourt sur le sujet Petite précision sur les distances

pour infirmer le terme d'impossible...rappelons que Luth Enchantée pure miler de 3 ans gagnante du Jacques le marois et moulin de Lonhchamp au même age finit en boulet de canon 3ème de l'Arc d'All Along pour sa ^première apparition au delà de 1800 m (une seule fois d'ailleurs et 6éme d'un maiden en début d'année).
De plus dire qu'avant la transformation de Vincennes et le rabotage de sa montée il était rare de voir des américains ou des milers venir défier nos vieux champions de tenue .. me semble une ineptie. Ils furent nombreux à tenter ce challenge et c'est faire peu de cas des Delmonica Hanover, Classical Way et surtout d'un Timothy T vainqueur de l'Hambletonian, du Grand Circuit Européen, 4éme du PA et vainqueur du Prix de Paris. Quand on veut on peut. C'est juste une affaire de façon de courir....un cheval tirant sur le mile n'aura aucune chance de tenir au delà mais certains chevaux ne tirent pratiquement pas et possédent de grandes allures qui leur permettent de faire la différence au sprint quelque soit la distance. Coktail Jet faisait toutes distances.
Au galop pas mal de bons stayers ont réussi dans l'Arc (Ardross, Westener, Crow, Levmoss...) rien n'est impossible par contre il est vrai que les méthodes ont changé désormais et la spécialisation faite par les entraineurs freinent certainement ce type de défi. Le meilleur exemple reste JMB dont les chevaux sont tellement mécanisés dans leur façon de courir (je pars je reprends j'accélère de nouveau je bloque et je démarre à fond jusqu'au poteau) que pour moi ils sont incapables de courir par exemple un mile américain ou européen de haut vol où il faut aller presqu'à fond du départ à l'arrivée.
Merci pour ce message de la part de : isa_, ivct, iroisebleue
30 Aoû 2020 14:24 #9

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Réponse de commandertilly sur le sujet Petite précision sur les distances

Oui, tout a fait Moncourt
Les Américains, ds les années 70, venaient et gagnaient les P.A, dart et delmonica
Timoty T lui, a réalisé effectivement, ce qui reléve aujourd'hui du fantasme, Elitlopp et Prix de Paris (!!)
C'est au contraire depuis le début du siècle que les américains ne viennent plus du tout (depuis Moni Maker en fait)
cela dit, si le terme " impossible" est éxagéré, il va sans dire qu'aujourd'hui, et les palmarès le prouvent, gagner a la fois les épreuves de fond, tout en dominant les épreuves de vitesses au plus haut niveau, apparait de plus en plus difficile

Mais il en va de même ds les autres sports : durant les années 70-80, gagner le tour de France ET P.Roubaix était possible, apanage des plus grands...
Auj, cela n'as même plus lieu d'être
Il en va ainsi au trot, ou le calendrier est de plus en plus "scindé en deux", et ou seuls des exceptions style Timoko-Propulsion ont pus rivaliser été comme hiver au plus haut niveau.
Mais je crois que c'est une évolution "logique", dans un système ou l'on se spécialise de + en + et ou l'on vise "LA" victoire avant de "disparaitre" quelque mois...
Merci pour ce message de la part de : isa_, ivct
30 Aoû 2020 14:46 #10

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