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WAY TO PARIS (gb), m.2013

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WAY TO PARIS (gb), m.2013 a été créé par ivct

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29 Jui 2020 02:03 #1
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RĂ©ponse de ivct sur le sujet WAY TO PARIS (gb), m.2013



Ziyad, le deuxiĂšme de cette Ă©preuve l’an dernier a pris les devants, le favori Way To Paris Ă©tait en position d’attente.

Les positions ne changent pas avant de pénétrer dans la derniÚre ligne droite, Old Persian était en dehors de Ziyad, Nagano Gold dans son dos et Way To Paris toujours dernier.
La lutte Ă  trois entre Nagano Gold qui s’est faufilĂ© Ă  l’intĂ©rieur de Ziyad et Ziyad qui a tenu bon en tĂȘte puis Way To Paris qui a Ă©tĂ© dĂ©calĂ© en dehors Ă  l’entrĂ©e de la ligne droite Ă©tait belle.
C’est finalement le gris qui vient s’imposer devant Nagano Gold et Ziyad sur le poteau. Le cheval d’Andrea Marcialis a mis son coeur sur la piste pour venir gagner cette lutte Ă  trois. Pierre-Charles Boudot, armĂ© de patience, est debout sur les Ă©triers, heureux de gagner au plus haut niveau pour la premiĂšre fois pour l’entraĂźneur d’origine italienne.

www.equidia.fr/articles/actualite/grand-prix-de-saint-cloud
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DerniĂšre Ă©dition: 29 Jui 2020 02:09 par ivct.
29 Jui 2020 02:03 #2

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RĂ©ponse de ivct sur le sujet WAY TO PARIS (gb), m.2013


l aura donc fallu attendre dix-huit ans pour voir un cheval Ă©levĂ© en Italie, appartenant Ă  un propriĂ©taire italien, remporter Ă  nouveau un Gr1 Ă  l’étranger. Falbrav (Fairy King), dans la Japan Cup, l’avait fait en 2002, et Way to Paris (Champs ÉlysĂ©es) l’a imitĂ© ce dimanche, dans le Grand Prix de Saint-Cloud. Le monde des courses a changĂ© et l’élevage italien n’est plus le mĂȘme. Mais la passion, elle, est restĂ©e intacte.

Par Franco Raimondi

Lorsque Franca Vittadini et Paolo Ferrario, Ă©leveur et propriĂ©taire de Way to Paris, se sont retrouvĂ©s ce dimanche Ă  San Siro, ils ont passĂ© outre la distanciation sociale, le port du masque, et se sont fait la bise. Le doyen du galop italien avait assistĂ© Ă  la course de chez lui et c’est les larmes aux yeux qu’il est arrivĂ© Ă  l’hippodrome pour la rĂ©union du Gran Premio di Milano. Franca Vittadini, elle, Ă©tait dans le parking des propriĂ©taires, les yeux rivĂ©s sur son iPad. Elle a fait trembler sa voiture quand le cheval a pris l’avantage : « Je suis dans les courses depuis toujours et j’y ai vĂ©cu d’énormes Ă©motions. Mais cette fois, c'Ă©tait diffĂ©rent. Je ne suis pas du genre Ă  Ă©lever les chevaux depuis mon bureau. Le rĂ©veil sonne Ă  5 h 30. J’aime toucher mes chevaux, les regarder tous les jours et les faire grandir dans les meilleures conditions possible. C’est du travail hands on, comme disent les Anglais. J’ai Ă©levĂ© d’autres chevaux de Gr1, mais la victoire de Way to Paris est peut-ĂȘtre la plus belle car elle intervient dans une passe difficile. La rĂ©silience est rĂ©compensĂ©e. Ce matin, j’étais sur un petit nuage
 »

S’adapter Ă  la crise. Le haras de la famille Vittadini, Ă  Oriano, prĂšs du Lac Majeur et pas loin des terres de Federico Tesio, a changĂ© de philosophie. C’était le seul moyen de survivre Ă  la crise des courses. Le projet qu’avait dessinĂ© Franca, depuis son retour en Italie en 1990, Ă©tait celui d’un haras commercial, avec la cĂ©lĂšbre formule : on vend les mĂąles et on garde les pouliches pour en faire des pouliniĂšres et dĂ©velopper des souches maison. Au dĂ©part, elle avait cinq familles qui ont toutes donnĂ© des gagnants de Groupe. En 2012, l’annĂ©e qui prĂ©cĂšde la naissance de Way to Paris, l’élevage disposait encore d’une quinzaine de pouliniĂšres. AprĂšs une dispersion, elles n’étaient plus que cinq. Franca Vittadini explique : « Il fallait faire un choix car un Ă©levage commercial en Italie n’avait plus de sens, Ă©conomiquement parlant. J’ai conservĂ© ce que je pouvais et vendu des pouliches comme Moi MĂȘme (Teofilo), Parle Moi (Montjeu), ou, plus rĂ©cemment, la gagnante de Gr2 Call me Love (Sea the Stars), que je n’aurais jamais vendues autrement. Avant la crise, nous avions gardĂ© des gagnantes de Groupe comme Field of Hope (Selkirk), Di Moi Oui (Warning) et Grey Way (Cozzene), la mĂšre de Way to Paris, et ce malgrĂ© des offres importantes. De ce point de vue, je pense que la victoire de Way to Paris est la plus importante car c’est le rĂ©sultat d’un Ă©levage qui disposait de cinq pouliniĂšres. Les investissements en saillies sont devenus Ă©galement moins consĂ©quents aprĂšs le dĂ©cĂšs de mon pĂšre [le Dottor Carlo, ndlr], dont l’aide Ă©tait importante. »

Elle dispose de trois pouliniĂšres. Passer de quinze Ă  cinq pouliniĂšres n’est pas facile Ă  gĂ©rer et Franca Vittadini a dĂ» encore rĂ©duire la voilure. Elle possĂšde dĂ©sormais trois pouliniĂšres : Fresnay (Rainbow Quest), la mĂšre de Call me Love, Tuileries (Cape Cross) et Freesia (Dansili). C’est une autre façon de travailler. À ce sujet, elle nous confie : « C’est beaucoup plus difficile, car on n’a pas le droit se tromper. Si l’élevage est un travail de longue haleine, les mauvaises nouvelles, elles, arrivent rapidement. Une annĂ©e, je n’ai eu qu’un seul foal. C’était la catastrophe. Choisir les saillies est aussi compliquĂ©, sachant qu’en fin de saison il faut que le budget soit Ă  l’équilibre. Quand on a quinze pouliniĂšres, si on se rate sur deux ou trois croisements, on peut s’en sortir. Mais avec trois ou cinq, comme l’annĂ©e de Way to Paris ou celle de Call me Love, c’est autre chose. Maintenant, mes propres pouliniĂšres sont davantage un passe-temps qu’un vrai travail. »

Des bons mĂąles et des femelles moches. Revenons Ă  l’annĂ©e de Way to Paris
 Sa mĂšre, Grey Way (Cozzene), gagnante du Premio Lydia Tesio (Gr2), quatriĂšme des Nassau Stakes (Gr1) et placĂ©e d’un Gr3 aux États-Unis, avait 19ans et quelques problĂšmes. Franca nous raconte : « C’était une toute bonne. Elle fut malheureuse dans les Oaks d’Italie (Gr1), la seule grande course qui manque au palmarĂšs de ma famille. J’avais dĂ©cidĂ© de l’envoyer aux États-Unis en fin de carriĂšre, pour l’essayer avec des Ă©talons amĂ©ricains. C’est lors du dĂ©placement Ă  Toronto pour les E.P. Taylor (Gr2) que j’ai connu Pascal Bary et, l’annĂ©e suivante, je lui ai envoyĂ© un premier yearling et ensuite Field of Hope, gagnante du Prix de la ForĂȘt (Gr1) et trĂšs grande pouliniĂšre, ma jument de cƓur. Bref, Grey Way, comme beaucoup de pouliniĂšres, a produit de bons mĂąles et de mauvaises femelles. Distant Way (Distant View) a gagnĂ© deux fois le Presidente della Repubblica (Gr1), Cima de Pluie (Singspiel) est laurĂ©at de Groupe, et Grey Mirage (Oasis Dream), sans dĂ©crocher son black type, a Ă©tĂ© un excellent cheval sur les P.S.F. en Angleterre. J’ai vendu toutes ses femelles, sauf Heed the Way (Rahy), qui avait plutĂŽt bien commencĂ© sa carriĂšre de pouliniĂšre, mais qui est morte. Alors qu’elle Ă©tait aux États-Unis, elle a Ă©tĂ© frappĂ©e par la foudre. Grey Way Ă©tait vieillissante et Dansili (Danehill) Ă©tait trop cher pour une jument de 19ans, vide Ă  deux reprises. J’ai donc choisi son frĂšre, Champs ÉlysĂ©es, car j’ai toujours connu une belle rĂ©ussite avec les Ă©talons Juddmonte et que j’aime beaucoup l’équipe. Grey Way est morte l’annĂ©e suivante, alors qu’elle Ă©tait pleine de Bated Breath (Dansili). »

Il est passĂ© sur le ring avec son nom. On en vient enfin au petit Way to Paris, passĂ© sur le ring de Tattersalls en octobre avec dĂ©jĂ  son nom inscrit au catalogue, ce qui est assez rare dans les ventes anglaises. Franca Vittadini s’en souvient parfaitement : « Je lui avais donnĂ© ce nom car je rĂȘvais de le voir un jour courir Ă  Paris. C’était de bon augure pour un yearling qui sortait de l’ordinaire. Il Ă©tait magnifique, un peu tardif, un poulain pour les vrais connaisseurs. Il a Ă©tĂ© adjugĂ© 50.000 Gns (58.000 €), un tarif abordable. Et, aprĂšs une longue histoire, il est arrivĂ© chez les Marcialis et Paolo Ferrario. Je suis trĂšs heureuse car il a trouvĂ© un vrai sportsman comme propriĂ©taire. Je suis doublement heureuse, car vendre ses chevaux Ă  un acheteur avec qui on a un bon feeling est trĂšs important. Nous sommes deux Ă  rĂȘver. J’espĂšre qu’aprĂšs une tentative dans l’Arc de Triomphe, qu’il a mĂ©ritĂ©e, il va trouver une bonne place d’étalon. »

Field of Hope, la princesse du cƓur. Quand on lui demande si le gris est le meilleur cheval qu’elle ait Ă©levĂ©, Franca Vittadini rĂ©pond sans hĂ©siter : « Le dernier champion est celui qui vous marque le plus. Mais il faut prendre un peu de recul et se montrer rationnel. Field of Hope fut la meilleure, elle a gagnĂ© le Prix de la ForĂȘt, le Prix d’AstartĂ© (Gr2), elle a bataillĂ© avec des milers de tout premier plan. Elle est Ă  la retraite et coule des jours heureux. La victoire de Way to Paris est arrivĂ©e au bon moment, elle m’a redonnĂ© de la confiance. Mon travail a changĂ©, avec mes trois pouliniĂšres. Mais le haras fonctionne avec les produits des pouliniĂšres de deux clients, la Razza Dormello Olgiata et la Scuderia Effevi. MĂȘme quand j’avais davantage de produits, j’ai Ă©levĂ© des trĂšs bon chevaux pour mes clients, comme Prince Kirk (Selkirk), qui avait gagnĂ© le Prix d’Ispahan pour le regrettĂ© Franco Polidori, Marbye (Marju), laurĂ©ate du Prix d’AstartĂ© (Gr1) pour Michele Solbiati, ou encore le gagnant du Derby Italiano (Grs1) De Sica (Sri Pekan) pour Mil Borromeo, qui Ă©tait comme mon frĂšre. La laurĂ©ate des Oaks d’Italia (Gr2) Lamaire (Casamento) a grandi dans les paddocks d’Oriano. »

Dormello, un autre dĂ©fi. Franca Vittadini version 2.0 a trouvĂ© le courage de se lancer dans une nouvelle aventure. Depuis 2014, elle s’occupe des croisements de la Razza Dormello Olgiata et d’une partie des yearlings. Et l’annĂ©e derniĂšre, elle est devenue racing manager de l’historique Ă©curie italienne. Franca Vittadini s’investit Ă©normĂ©ment dans cette nouvelle fonction : « C’est trĂšs dur. Le succĂšs classique de Lamaire est sans doute arrivĂ© plus vite que je ne l’espĂ©rais. Ce succĂšs a donnĂ© une vraie dynamique Ă  l’opĂ©ration. La Razza Dormello Olgiata possĂšde treize pouliniĂšres envoyĂ©es Ă  des Ă©talons Ă©trangers et quatre sont basĂ©es en Italie. Si l’on regarde les saillies de cette annĂ©e et celles Ă  la base de la gĂ©nĂ©ration de 2ans, on peut voir que les investissements ont Ă©tĂ© multipliĂ©s par trois, voire quatre. L’objectif est de faire en sorte que La Giubba [la casaque pour les Italiens, ndlr] retrouve les sommets, tout en surveillant le budget. C’est un long travail, comme toujours dans l’élevage, et un dĂ©fi que j’aime beaucoup. »

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30 Jui 2020 04:29 #3
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