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RADIO BALANCES : "LES GRANDS PARIEURS INTERNATIONAUX, C'EST LA COCAÏNE QUI FAIT VIVRE LES GENS QUI DIRIGENT L'INSTITUTION DES COURSES, PMU ET SOCIÉTÉS DE COURSES"
Débat passionnant vendredi dernier sur Radio Balances autour de l'animateur Dominique Cordier avec plusieurs spécialistes du pari hippique dont Julien Phelippon.
Comme l'avait fait l'Association Nationale des Turfistes à ce même micro il y a quelques semaines, les participants ont expliqué pourquoi le PMU et les sociétés de courses refusent de se priver des enjeux des "GPI" alors que de nombreux spécialistes lancent des alertes pour faire comprendre que les avantages accordés aux GPI sont en train d'entraîner à la ruine toute la filière hippique :
1) Aucun des dirigeants qui se sont succédé à la tête du PMU depuis plus de 10 ans n'a eu le courage de mettre fin aux privilèges exorbitants des GPI parce qu'aucun d'eux n'a voulu assumer la baisse temporaire des enjeux qu'une telle mesure aurait entraînée (les GPI assurent 10 % des enjeux), comme s'ils préféraient privilégier leur carrière personnelle plutôt que l'intérêt général.
2) Les propriétaires et les éleveurs qui dirigent le galop et le trot subissent de la part du PMU le chantage à la baisse des enjeux ("Vous allez perdre 10 % des enjeux et vous allez donc devoir baisser les allocations si on évince les GPI"), et, au lieu d'écouter les vrais spécialistes du pari hippique ou certains de leurs collègues fins connaisseurs des parieurs tels que Gérard Augustin-Normand, ils préfèrent écouter les dirigeants des sociétés mères qui ne comprennent rien à la mentalité et aux attentes des parieurs et qui continuent de soutenir aveuglément, contre tout bon sens, la stratégie destructrice du PMU.
Ils devraient pourtant comprendre que c'est déjà beaucoup plus de 10 % des enjeux qui ont été perdus en continuant à laisser les GPI régner en maîtres. Au rythme où l'on va, d'ici un tout petit nombre d'années, les enjeux pourraient bien baisser de moitié, les allocations forcément aussi, et que se passera-t-il alors ?... Les GPI s'en iront d'eux-mêmes, car ils ne peuvent prospérer que sur le dos d'une grande masse de parieurs. Les parieurs de France se retrouveront entre eux, mais... la moitié d'entre eux auront abandonné le pari hippique au cours de ces années et ils ne reviendront pas. Est-ce cela que veulent les membres des Comités et des Conseils d'administration de France Galop et du Trot ?
Le double changement qui vient de s'opérer à la tête du PMU avec la nomination d'un nouveau directeur général et d'un nouveau président offre l'opportunité du changement de cap salutaire qu'attendent les vrais spécialistes. Ces messieurs vont-ils prendre les bonnes décisions avant qu'il ne soit trop tard ? C'est tout l'avenir des courses qui est en jeu. L'Association Nationale des Turfistes a été reçue par Éric Woerth puis par Cyrille Giraudat. Nous attendons d'eux maintenant qu'ils fassent le bon choix.
... Rappelons que la Cour des Comptes a condamné à trois reprises comme déloyales les pratiques des GPI cautionnées par le PMU (Rapports de 2016, 2018 et 2023).